La fois où je me sentais poète

Coeurs malades

Aujourd’hui, j’ai vu un coeur de cendres. Je l’ai vu, avec son indifférence et sa maladresse. Impartial, malicieux. Comme un gaz mortel. Inodore. Incolore. Je l’ai vu, je n’ai pas osé m’approcher. Aucune issue. Les coeurs malades sont partout. Coeur de cendres, coeur de pierre, coeur de pomme. Un fléau prospère, dévorant ses victimes, les unes après les autres. Je voudrais souffler assez fort pour les éloigner. Les écarter, les chasser. Mais mon souffle chétif s’épuise rapidement. Fatigué et fragile. Un faible souffle.

Un souffle au coeur.

Un coeur de cendres.

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