La fois où je me sentais poète

Poème

Je l’aime malgré tout… quelle connerie.
Après tout, il est celui qui déchire mon coeur, le jette par terre et le piétine.
Je ne peux détruire son souvenir, je ne peux oublier.
Il est le premier que j’ai aimé sincèrement, le premier qui m’a fait pleurer.
 
Je reste accrochée, ce qui le fait reculer
J’ai mal a mon âme, je me sens piégée
On me dit de ne plus y penser
On me dit  que ce n’est que du passé
 
Mais mon passé est ce qui a construit mon présent
Je ne peux plus reculer maintenant
J’ai espoir d’un jour nouveau
Où mon amour ne sera plus un triste fardeau
 

J’essaie quand même de sourire
Car je ne vois pas l’intéret de me laisser dépérir
Ah, et puis
Aimez-moi comme je suis
Car je suis ce que j’aime
 
 
 
  xxx
Camille
La fois où je me sentais poète

Lueur d’espoir.

Oui. Simple petit mot pourtant si dur à entendre et à accepter.

Oui. Ces trois petites lettres qui me font chavirer.

Oui, et je sombre.

Une interminable attente qui m’a fait mourir à petit feu, et qui se termine ainsi: oui.

Mon âme se déchire, je me nois dans un tourbillon de sentiments impulsifs, des sentiments parasites.

J’ai mal à la moindre petite parcelle de mon corps, la douleur ne provenant que par ce mot: oui.

Je rage, je pleure.

Je me sens vide; vide de tous nos moments passés; vide car mon amour n’est plus; vide car je l’aime toujours, sans en connaître la raison.

J’ai peur de ce qui m’attend, je me sens perdue, j’ai peur car je comprend que la vie est difficile, et que celle qui m’attend sera parsemée d’autres moments où le mot oui redeviendra mon pire ennemi.

Mon corps est toujours en vie, il supporte le choc, mais mon âme et mon coeur gîsent bien loin derrière moi, ne faisant qu’espérer.

Espérer que ce oui redevienne pur et porteur d’un message de bonheur. Un oui pacifique.

Un espoir encore caché que ce oui de lumière sorte de la bouche d’un autre.

Mais celà n’est qu’un rêve et, pour l’instant, j’ai mal, je souffre.

La douleur psychologique est tellement intense qu’elle en devient presque physique.

Ne pourrait-elle pas s’arrêter? Ne pourrais-je pas oublier?

Quoi que tu sois, là-haut, veilles sur moi, et saches que, même si j’essaie de le cacher, je suis un être fragile.

Extrèmement fragile.

 

Pour Seb, l’homme penseur, ma muse, mon ami.

      xxx

Camille